Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS 2.0 © 2021 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Eglise Protestante Unie

Oratoire du Louvre

145, rue Saint-Honoré, 75001 Paris Orgue de tribune 1962 - Gonzalez

2012/14/15 - Dargassies

III/67 (58) - transmission électrique - composition

Orgue de choeur 196x- Alfred Kern

II/4

L’orgue de choeur L’orgue de choeur a construit par Alfred Kern, probablement des années 1960. Ce petit orgue de série ( jumeau de celui de la chapelle St Blaise de l’ Eglise St Thomas de Strasbourg, Eglise protestante de Munster 68) était l’orgue de salon de Marie-Louise Girod-Parrot, qui a été l'organiste titulaire de l'Oratoire pendant près de 70 ans. Lors de son décès, elle en fit don à l’ Oratoire. Bourdon 8, commun à I et II Prestant 4 sur le I Doublette 2 Larigot 1 1/3 Tirasse I et II, Copula II/1 Site de l’orgue
L’oratoire du Louvre Projet d’église porté par la congrégation de l'Oratoire de Jésus-Christ, l’édifice encastré entre la rue de Rivoli, la rue l’Oratoire et la rue Saint Honoré connu nombre de péripéties lors de sa construction. La première pierre est posée le 22 septembre 1621, mais l’église de ne sera totalement achevée que bien plus tard. Encore inachevée, mais devenue entre-temps Oratoire Royal, c’est dans cette église qu’ont lieu les services funèbres de Richelieu puis de Louis XIII et des reines Anne d’Autriche et Marie-Thérèse. Richement décoré, l’Oratoire Royal possédait un maître-autel à baldaquin, très imposant notamment orné de sculptures dues à François Pollet. L’édifice et sa décoration intérieure seront terminés en 1748 et deux ans plus tard, le 12 juillet 1750, cette église commencée 130 ans plus tôt est enfin consacrée. En raison sans doute de l’esprit de liberté qui règne dans la congrégation de l’Oratoire, la Révolution est, au début, plutôt bien accueillie. Pourtant, la congrégation elle- même sera finalement balayée par la violence révolutionnaire en août 1792. L’Oratoire est alors supprimé et, comme la plupart des églises, en 1793 l’édifice est saccagé et pillé (les tombeaux des chapelles latérales sont démolis, les armoiries, les sculptures du portail, les fleurs de lys des voûtes et des vitraux, ainsi que presque toutes les peintures ornant l’intérieur sont détruites ou vendues). L’Oratoire devient salle de conférences, salle d’études, magasin de dépôt de décors de théâtre. Dès le début du XIXème siècle, le Concordat et Napoléon 1er vont permettre de donner une nouvelle vie à l’Oratoire. Si cette église est mise à la disposition du culte réformé par l’empereur Napoléon en 1811 ce n’est que provisoirement et il faudra attendre 1844 pour que l’affectation au Consistoire réformé devienne définitive. Au XXème siècle, l’Oratoire du Louvre va devenir un haut lieu du protestantisme français. Depuis, sous l’impulsion de nombreux pasteurs, artistes, de son chœur, de ses organistes, l’Oratoire du Louvre développe une activité musicale intense dans laquelle la musique de J.-S. Bach n’est jamais très loin. Divers cycles de cantates du célèbre cantor ont été donnés ces dernières années et des concerts, notamment d’orgue y sont donnés régulièrement. La paroisse conserve fidèlement et chante encore dans le recueil « Louange & Prière » réalisé sous la houlette de Marie-Louise Girod.
Organiste titulaire David Cassan, Sarah Kim Assistants: Alexandre Korovitch, Aurélien Peter Anciens organistes titulaires célèbres : Henriette Puig-Roget ( de 1934 à 1952) Marie-Louise Girod ( de 1941 à 2008) Organiste protestante emblématique, elle vécue son travail d’organiste à l’Oratoire comme un ministère. Concerts Chaque 1er samedi du mois à 17 h

Cultes avec orgue

Dimanche 10h30 Vidéos Jean-Dominique Pasquet (ancien titulaire)
Des orgues de l’Oratoire avant la Révolution, il subsiste pratiquement aucune d’information. Il est clair que l’église de l’Oratoire, alors paroisse royale, a sans doute possédée un instrument d’une grande qualité. Affectée par Napoléon au culte Réformé en 1811, l’Oratoire reçu l’ancien orgue de l’église St Louis du Louvre. Il avait été offert par Louis Féline, membre du Consistoire Réformé. Rapidement jugé insuffisant pour accompagner le chant des Psaumes, il fut cédé en 1835 à la paroisse réformée de Nantes. En 1828 le Consistoire commanda un instrument de 3 claviers et 26 jeux (dont 10 d’anches) au facteur Callinet- Somer. Il prit place dans un buffet de style empire dessiné par Hippolyte Godde. En 1845, sous l’impulsion de l’organiste titulaire E. Meumann, un projet de construction d’un orgue plus conséquent (avec 32 pieds et 56 jeux) vit le jour. Meumann argumenta alors que ce dernier serait alors plus apte à accompagner le culte protestant. Après de nombreux atermoiement, ce n’est finalement qu’un relevage avec quelques réparations qui fut effectué en 1852 par la Maison Cavaillé-Coll qui assurera ensuite l’entretien de l’orgue. En 1898, dans le cadre d’une grande campagne de travaux dans l’église, une nouvelle reconstruction de l’orgue fut envisagée. Les travaux furent confiés à Joseph Merklin qui porta l’instrument à 32 jeux, installa une console retournée et dota l’instrument d’une transmission pneumatique (cf. photo d’archive). Les transformations furent payées grâce à un lègue d’une paroissienne. Cet instrument donna satisfaction jusque dans les années 1950, où l’instrument donna de nombreux signes de fatigue. Après diverses consultations, la paroisse se pencha en faveur de la construction d’un nouvel orgue sur une nouvelle tribune plus spacieuse (permettant d’accueillir la grande chorale de l’Oratoire). La construction du nouvel instrument fut alors confiée aux établissements Gonzalez qui créèrent un orgue néo- classique sans buffet à traction électropneumatique comportant 3 claviers et pédalier et 67 jeux. 32 jeux de l’orgue précédent furent intégrés et complètement réharmonisés. La composition fut confiée à Norbert Dufourcq. Afin de garder le maximum de place sur la tribune, le positif de dos fut placé en 2 parties dans des niches latérales de part et d’autre de la tribune. L’instrument a été inauguré en janvier 1962 par Alexandre Cellier, Marcel Dupré et M.-L. Girod-Parrot. En 2012, et 2014-2015, l’instrument a été relevé par la Maison Dargassies. Cet orgue est un grand témoin du style néo-classique et perpétue la mémoire de son emblématique titulaire Marie- Louise Girod. Photo console : Thierry Correard
Les orgues de Paris

Eglise Protestante

Unie

Oratoire du

Louvre

145, rue Saint-Honoré, 75001 Paris Orgue de tribune 1962 - Gonzalez

2012/14/15 - Dargassies

III/67 (58) - transmission électrique -

composition

Orgue de choeur 196x- Alfred Kern

II/4

ORGUES DE PARIS © 2021 Vincent Hildebrandt LES ORGUES
L’orgue de choeur L’orgue de choeur a construit par Alfred Kern, probablement des années 1960. Ce petit orgue de série ( jumeau de celui de la chapelle St Blaise de l’ Eglise St Thomas de Strasbourg, Eglise protestante de Munster 68) était l’orgue de salon de Marie-Louise Girod-Parrot, qui a été l'organiste titulaire de l'Oratoire pendant près de 70 ans. Lors de son décès, elle en fit don à l’ Oratoire. Bourdon 8, commun à I et II Prestant 4 sur le I Doublette 2 Larigot 1 1/3 Tirasse I et II, Copula II/1 Site de l’orgue
Des orgues de l’Oratoire avant la Révolution, il subsiste pratiquement aucune d’information. Il est clair que l’église de l’Oratoire, alors paroisse royale, a sans doute possédée un instrument d’une grande qualité. Affectée par Napoléon au culte Réformé en 1811, l’Oratoire reçu l’ancien orgue de l’église St Louis du Louvre. Il avait été offert par Louis Féline, membre du Consistoire Réformé. Rapidement jugé insuffisant pour accompagner le chant des Psaumes, il fut cédé en 1835 à la paroisse réformée de Nantes. En 1828 le Consistoire commanda un instrument de 3 claviers et 26 jeux (dont 10 d’anches) au facteur Callinet-Somer. Il prit place dans un buffet de style empire dessiné par Hippolyte Godde. En 1845, sous l’impulsion de l’organiste titulaire E. Meumann, un projet de construction d’un orgue plus conséquent (avec 32 pieds et 56 jeux) vit le jour. Meumann argumenta alors que ce dernier serait alors plus apte à accompagner le culte protestant. Après de nombreux atermoiement, ce n’est finalement qu’un relevage avec quelques réparations qui fut effectué en 1852 par la Maison Cavaillé-Coll qui assurera ensuite l’entretien de l’orgue. En 1898, dans le cadre d’une grande campagne de travaux dans l’église, une nouvelle reconstruction de l’orgue fut envisagée. Les travaux furent confiés à Joseph Merklin qui porta l’instrument à 32 jeux, installa une console retournée et dota l’instrument d’une transmission pneumatique (cf. photo d’archive). Les transformations furent payées grâce à un lègue d’une paroissienne. Cet instrument donna satisfaction jusque dans les années 1950, où l’instrument donna de nombreux signes de fatigue. Après diverses consultations, la paroisse se pencha en faveur de la construction d’un nouvel orgue sur une nouvelle tribune plus spacieuse (permettant d’accueillir la grande chorale de l’Oratoire). La construction du nouvel instrument fut alors confiée aux établissements Gonzalez qui créèrent un orgue néo- classique sans buffet à traction électropneumatique comportant 3 claviers et pédalier et 67 jeux. 32 jeux de l’orgue précédent furent intégrés et complètement réharmonisés. La composition fut confiée à Norbert Dufourcq. Afin de garder le maximum de place sur la tribune, le positif de dos fut placé en 2 parties dans des niches latérales de part et d’autre de la tribune. L’instrument a été inauguré en janvier 1962 par Alexandre Cellier, Marcel Dupré et M.-L. Girod-Parrot. En 2012, et 2014-2015, l’instrument a été relevé par la Maison Dargassies. Cet orgue est un grand témoin du style néo-classique et perpétue la mémoire de son emblématique titulaire Marie- Louise Girod. Photo console : Thierry Correard
Organiste titulaire David Cassan, Sarah Kim Assistants: Alexandre Korovitch, Aurélien Peter Anciens organistes titulaires célèbres : Henriette Puig-Roget ( de 1934 à 1952) Marie-Louise Girod ( de 1941 à 2008) Organiste protestante emblématique, elle vécue son travail d’organiste à l’Oratoire comme un ministère. Concerts Chaque 1er samedi du mois à 17 h

Cultes avec orgue

Dimanche 10h30 Vidéos Jean-Dominique Pasquet (ancien titulaire)